La robe Journal signé John Galliano

Publié le 24 janvier 2026 à 12:14

Vivement critiqué par la presse après son défilé haute couture printemps-été 2000, John Galliano ne recule pas. Quelques mois plus tard, il transforme la polémique en manifeste créatif et fait défiler une pièce qui deviendra mythique : la robe journal.


Pourquoi le défilé haute couture printemps-été 2000 signé John Galliano avait-t-il suscité la critique ?

Pour cette collection, le créateur britannique s’était inspiré des sans-abri parisiens, un thème jugé provocateur. Une référence directe aux Rag Balls.


Les Rag Balls ?

Les Rag Balls étaient des bals organisés à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle, principalement à Paris et à Londres. Lors de ces soirées, la bourgeoisie et l’aristocratie se déguisaient volontairement en mendiants, ouvriers ou marginaux. Vêtements déchirés, visages salis, attitudes exagérées : la misère devenait un costume. Ces bals, à la fois provocateurs et paradoxaux, transformaient la pauvreté en spectacle mondain.

 


« Je préfère le mauvais goût à l’absence totale de goût » John Galliano


Loin de s’effondrer, John Galliano rebondit. La tempête médiatique devient moteur de création. En automne-hiver 2001, lors du défilé prêt-à-porter Dior, il dévoile la robe journal : une slip dress en soie imprimée d’articles de l’International Herald Tribune, spécialement dédiés à la maison Dior.

 

La pièce entre définitivement dans la pop culture lorsqu’elle apparaît dans la saison 3 de Sex and the City. Portée par Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), puis reprise dans le premier film en 2008, la robe journal devient l’une des créations les plus iconiques de l’histoire de Dior et de la télévision.


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